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Pierre traqué par le trac récompensé à Paris!

5/28/2013

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On m'écrit ce matin pour me dire que mon livre Pierre traqué par le trac s'est mérité le Prix du public La Plume de paon, catégorie jeunesse:

"Cher Monsieur,
Nous sommes honorés. de vous annoncer que vous êtes lauréat du Prix La Plume de Paon, catégorie jeunesse. Ce Prix vous sera remis le 17 juin au Centre national du livre en présence des auteurs, comédiens et éditeurs,
Nous comptons sur votre présence pour cette manifestation dédiée au livre lu,
Nous restons à votre disposition,
Bien cordialement,
Cécile Palusinski
http://www.laplumedepaon.com "

Bon. Encore une tuile. Faut que j'aille à Paris. Et j'ai rien à me mettre.

Et en plus, le parrain de l'événement c'est le comédien Pierre Arditi, et il est toujours bien habillé, lui.

Merci à Denise Trudel, pianiste et conceptrice de cette série de quatre livres-audio dont je suis l'auteur.
Merci à Paule Trudel-Bellemare pour ses magnifiques illustrations.
Merci à Marie-Fleurette Beaudoin, Janou Gagnon et tout l'équipe de la maison Planète rebelle.
Merci aux comédiens, Carl Béchard, Marie-Ève Baulieu, Françoise Gratton, Gilles Marsolais et Kim Béchard, sans oublier l'envoûtante narratrice Pascale Montpetit, qui a gentiment accepté de me marier il y a bientôt cinq ans, malgré ma calvitie.

À suivre.





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Je ou il?

5/21/2013

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Je suis en réflexion. Il réfléchit.
Je prends des notes pour un nouveau projet de roman. Il y aura encore de la musique. Mais plus en background cette fois-ci. Mais là n'est pas la question. D'ailleurs je ne vous en parlerai pas. Si on parle de ce qu'on est en train d'écrire, on ne peut plus écrire. 

Je devrais plutôt dire, si JE parle de ce que JE suis en train d'écrire, JE ne peux plus écrire. Pour moi, le dentifrice est sorti du tube. 

Plus tard, quand je tente d'écrire ce dont j'ai parlé la veille, je n'écris pas, je tente de reproduire ce que j'ai dit. C'est un processus très différent. The bloom is off the rose, comme le disait Jerry Wexler à Steven Morris alors que ce dernier l'interviewait sur ses secrets de producteur de disques légendaire pour les fins de son film Piano Man, un documentaire sur le parcours fascinant du mystérieux pianiste de Rythm &  Blues, Harry Van Walls.

Jerry Wexler nous expliquait (car j'y étais aussi) comment un producteur doit avoir l'instinct pour savoir quand la prise qu'on vient de faire est la bonne et passer à autre chose. Sinon, on fait une autre prise, puis une autre. Plus rapide, plus lente, plus punchée, plus soft... Bientôt, the bloom is off the rose, on n'a rien obtenu de bon  et tout le monde est vidé.

Jerry Wexler avait 88 ans quand il nous avait fait l'honneur de nous inviter dans sa maison de Sarasota, en 2005. En fait, c'est Steven qu'il invitait. Moi, j'opérais la caméra et tentait de me faire tout petit.

Mais parce que le bonhomme avait tout de même enregistré et produit Ray Charles, Aretha Franklin, Bob Dylan, Led Zeppelin et même Dire Straits, entre autres,  inventé le terme Rhythm & Blues, et co-dirigé l'étiquette Atlantic à ses heures de gloire, je me disais: écoutons-le.

Et c'est ce qu'il disait. Il faut savoir créer les bonnes conditions pour que l'artiste s'exprime, puis laisser l'artiste s'exprimer. 

En parlant de Ray Charles, Wexler aimait à dire que Ray était si doué que tout ce que Wexler et son collègue Ertegün avaient à faire pour qu'il enregistre un Hit c'était d'allumer les lumières du studio. Et  en plus Ray Charles, il n'en avait même pas besoin, de lumière.

Je trouve que c'est un peu la même chose pour l'écriture. On a tous en soi un musicien de R&B aveugle qui ne demande qu'un espace pour enregistrer son Hit. Mais il faut lui procurer certaines conditions.

Et je ne parle pas des conditions physiques, matérielles, de temps ou d'espace, d'alcool ou d'inspiration. 

Je parle du moment où on est "en écriture" et où la matière émerge.

Comment contenir la saucisse qui sort de la machine. Comment effectuer le contrôle de la qualité sans interrompre le débit de la machine? Comment s'assurer que la machine ne roule pas à vide et que, dépourvue de chair, elle ne produise que de boyaux remplis d'air?

Il y a un égal danger, je crois, à vouloir façonner des saucisses idéales, individuellement parfaites. 

C'est un mélange étrange. Il faut être absolument impitoyable avec soi-même et ce qu'on écrit. Il faut aussi savoir être tendre. Il faut s'auto-apprivoiser, en quelque sorte, afin qu'un jour, l'écrivain en soi vienne manger dans sa propre main. Et à force d'en prendre soin, il peut apprendre à nous rendre des services dans la maison. Comme celui de nous rendre heureux.

Je ou il? Je me demandais si j'allais écrire ce nouveau roman à la première ou la troisième personne.

Il l'ignorait.
   
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12 mai: Un roman fascinant

5/12/2013

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Ce n'est pas moi qui le dis, c'est Yvon Paré, écrivain, chroniqueur et blogueur littéraire qui a lu L'oreille absolue. Il en parle avec générosité dans sa chronique d'aujourd'hui dans le Progrès Dimanche:
      Le Progrès Dimanche    

Est-ce que ça fait plaisir?

You bet!
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8 mai: Sauce à spaghettis autobiographique

5/8/2013

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On me demandait récemment si L'oreille absolue était un roman autobiographique.

J'avais une réponse toute prête. 

Je ne sais pas comment c'est pour les autres, mais moi, quand j'écris, c'est dans l'espoir d'être lu. Et si on me lit, j'espère qu'on m'aimera. Qu'on me trouvera digne d'intérêt. Spécial, peut-être même. Sexy, pourquoi pas. Et si tout ça arrive, peut-être aurai-je accès à du bonheur, ou de la satisfaction. Donc, en raccourci, j'écris pour obtenir de l'amour. Mais pas pour plaire. Ce n'est pas la même chose. Quand on est vraiment narcissique, on ne cherche pas à plaire. En fait, on cherche le moyen d'être le plus détestable possible pour tester si on nous aimera malgré les obstacles que l'on met sur la route de ceux qui seraient tentés de nous aimer. S'ils y parviennent, c'est qu'ils nous aiment vraiment. Ce qui est embêtant c'est que, en chemin, ils perdent tout amour propre, devant faire fi de leur propre besoin d'amour pour parvenir à nous convaincre de leur dévotion absolue. Sauf que, qui voudrait de quelqu'un d'aussi pitoyable qui s'est laissé marcher dessus à ce point? C'est le truc du club auquel ni Groucho ni Woody ne voudraient appartenir s'ils y étaient admis.

But I digress.

J'avais une réponse toute prête, disais-je, parce que, puisque j'écris pour me faire aimer, j'espère me faire interviewer. J'espère qu'on voudra savoir ce que je pense d'à peu près tout. Et si ce moment devait arriver, il ne faudrait pas être en panne d'esprit. Et comme les meilleures improvisations sont celles qui sont le mieux préparées, j'avais déjà imaginé qu'on me poserait cette question: votre roman est-il autobiographique?

J'y avais pensé, parce que, et c'est bien étrange, cette question est souvent posée.

J'ai même déjà entendu Bernard Pivot le demander à Henri Troyat. Je n'en revenais pas. "Mais, mon petit Bernard, qu'est-ce qui t'arrive? Pourquoi tu demandes ça à Monsieur Troyat? Qu'est-ce que ça peut foutre, Bernard, franchement?".  C'est en tous cas ce que je disais à ma télé dans le salon en regardant Bouillon de culture et la tête d'Henri qui me regardait à son tour l'air de me dire: "Vous avez bien entendu la même chose que moi?".

Dieu sait que les textes de Nelly Arcan ont suscité ce même genre de questions. Et, j'aime à croire qu'elle prenait plaisir à faire semblant de ne pas faire semblant. C'était, semble-t-il, dans son personnage. Sauf que. 

Sauf que, j'ai eu la chance de voir la pièce La fureur de ce que je pense, à l'Espace Go, récemment. Je veux bien croire que les instigatrices de ce projet auront su identifier les textes les plus percutants, mais tout de même. J'ai été renversé par la foudroyante précision des mots de mademoiselle Arcan. Quelle chance et quelle tristesse à la fois, d'être entraîné avec une telle lucidité dans autant d'angoisse. Une chance, parce qu'en principe, si on se rend si loin dans ces zones, on n'en revient pas. C'est comme monter en toute sécurité dans un car touristique pour visiter la détresse, tout en sachant qu'on pourra rentrer à la maison après. Et notre guide est articulée, elle maîtrise son art, connaît intimement chaque recoin du lieu qu'elle nous fait visiter. On en ressort reconnaissant. Enrichi de cette expérience. Mais triste aussi. Surtout quand on se rappelle que notre guide est restée derrière. 

Tout ça pour dire que, autobiographique ou pas, quel talent hallucinant!

Ma réponse, toute prête, était d'une infinie banalité, en comparaison. Mais j'ai dit: "mon roman est aussi autobiographique que ma sauce à spaghettis".

Ces plats de que l'on cuisine pour ceux qu'on aime, ces nouvelles ou ces romans que l'on écrit pour être aimés, ils sont faits de secrets de famille, de la saveur de notre propre salive et de celle des baisers de notre amour, d'emprunts délibérés ou de vols involontaires, d'ingrédients qu'on avait sous la main ce jour-là, d'essais ratés et d'heureux hasards. Oui, mon roman est sans doute un peu autobiographique. Mais ce n'est rien à comparer de mes bouillis de légumes, qui eux, sont littéralement mes mémoires.
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7 mai: Les orteils de Kevin

5/7/2013

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J'ai ajouté quelques informations ici à propos de cette pièce pour enfants que j'ai écrite.

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3 mai: Mathieu 2.0

5/3/2013

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Depuis que j'ai donné naissance à ce site, j'ai eu le bonheur de constater qu'en moyenne, une dizaine de visiteurs étaient venus s'égarer quotidiennement dans les méandres de mon esprit confus. Mais aujourd'hui, vous avez été presque 50 à atterrir sur cette page. 50 !  C'est un peu plus que le nombre de passagers d'un autobus Voyageur! Il faut dire que l'éditeur de mon roman, Druide, a eu la bonne idée de faire imprimer une superbe affiche de la couverture de mon livre et que j'ai réussi, depuis hier, à la placer à au moins deux endroits stratégiques. Le Théâtre du Nouveau Monde, notamment, en a pris trois. Une dans les toilettes des femmes, une dans les toilettes des monsieurs et une dans le hall. C'est très cool, parce qu'on se dit, ceux que le théâtre fait chier, ils vont nécessairement aux toilettes. Et là. qu'est-ce qu'ils voient? Une affiche qui annonce mon roman. Ils quittent donc à l'entracte, se garrochent chez Renaud Bray ou Archambault et achètent mon livre. Impatients de savoir comment ça finit, ils consultent les dernières pages, et là, PAF!, ils tombent sur l'adresse de mon site. Un visiteur de plus, et voilà l'argent qui rentre! Porsche 911: Here I come!

Mais l'endroit le plus stratégique où on a accepté de poser l'affiche, c'est chez le luthier Wilder & Davis, sur Rachel. C'est là que j'ai rencontré Maude, hier. Ceux d'entre vous qui ont lu le roman et qui connaissent Maude seront d'avis, comme moi, que Maude ferait une excellente Clothilde, la blonde de David dans le roman. Elle est jolie. Elle est musicienne. Maude, c'est Clothilde. 

Le fait est que L'oreille absolue est un roman susceptible de plaire aux musiciens. Mais que, contrairement au poseurs de revêtements souples, qui ont le privilège d'être représentés à la Commission de la construction du Québec par le biais du sous-comité professionnel des poseurs de revêtements souples, les musiciens, surtout les classiques, sont all over the place. Ils sortent du conservatoire au bout de leurs études en violoncelle et deviennent crisseurs chez Provigo ou préposés à la billetterie au Festival juste pour rire, où ils vendront des billets pour le spectacle d'un funny guy qui a fait six mois à l'école Jusse pourrir pour pousser des blagues sur le fait que les gars sont comme ça et les filles sont comme ça. Grand bien leur fasse. Mais il demeure que, à mon avis,  le monde a plus besoin d'entendre du violoncelle qu'une millième joke sur le fait que les filles prennent le contrôle de la salle de bain quand elles emménagent chez un humoriste.

Le son du violoncelle, c'est le son de la voix humaine. Je ne suis pas le premier à le dire.  Parfois je trouve que ce qui manque au discours des humoristes c'est le violoncelle. Cette voix qui raconte les zones obscures de l'humanité. Pas obscures parce que tristes. Obscures parce qu'on ne les expose pas à la lumière du jour.

Toujours est-il que les musiciens se terrent je ne sais où. Je vais tenter de les trouver. Si vous en êtes un ou une, et que vous avez lu mon roman, donnez-moi vos impressions. Discutons-en ensemble. Surtout Maude.
 


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